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Le baobab bio est extrêmement important pour les humains et les animaux qui vivent dans les zones sèches d’Afrique. Il offre un abri et fournit de la nourriture, des fibres et des médicaments, ainsi que des matières premières destinées à de nombreux usages.

Les feuilles de baobab constituent une excellente source de protéines et contiennent tous les acides aminés essentiels, ainsi que la plupart des acides aminés non essentiels. Elles ont également une forte teneur en minéraux et en vitamines A et C. Elles sont utilisées fraîches en tant que légume ou sont séchées au soleil, moulues et tamisées pour produire une poudre verte servant à aromatiser les sauces dans de nombreuses parties de l’Afrique. Dans la plupart des pays africains où l’on trouve Adansonia digitata, les feuilles sont utilisées comme légume ; elles sont cueillies et vendues par de nombreuses familles. Dans la partie sud du continent, les populations récoltent les fruits et les graines pour les vendre à des entreprises locales qui fabriquent de l’huile à partir des graines et conditionnent la pulpe des fruits.

Baomix la poudre de pulpe de baobab biologique certifiée ecocert

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Lorsque les fruits sont mûrs, leur pulpe est une poudre sèche et granuleuse. Elle peut être consommée fraîche ou ajoutée à du gruau cuit.
Consommer la pulpe crue permet de préserver les vitamines qu’elle contient. Celle-ci peut également être mélangée à de l’eau ou du lait pour en faire une boisson, ou utilisée comme complément en la mélangeant à des aliments de base comme la farine de maïs ou de manioc.
Les graines et les amandes sont largement utilisées, malgré leur coque épaisse et dure. Les graines servent communément à épaissir les soupes, mais elles sont également fermentées et employées comme aromate ou grillées et consommées comme amuse-gueule. Les graines fournissent aussi une huile de cuisson mais cet usage n’est pas répandu, malgré le déficit actuel d’huiles végétales dans de nombreuses régions où le baobab est présent. Les pousses et les racines des graines germées sont comestibles, tout comme les racines pivotantes des jeunes arbres, mais leur consommation est plus rare. L’utilisation des produits du baobab dans une nouvelle génération d’aliments et de boissons est un débouché prometteur car ils ont une valeur nutritionnelle élevée et des propriétés utiles pour la transformation, notamment une forte teneur en pectine et en fibres.

Par ailleurs, leur consommation présenterait de nombreux bénéfices pour la santé.
Le baobab fournit également des fibres (écorce), utilisées pour fabriquer de la corde, du fourrage pour le bétail (feuilles) et des produits médicinaux réalisés à partir de différentes parties de l’arbre et utilisés pour traiter divers problèmes médicaux.
Les extraits de feuilles sont très efficaces contre la dysenterie. Ils sont aussi diurétiques, diaphorétiques, tonifiants. Ils servent généralement à soigner la fièvre, la diarrhée, la dysenterie, les coliques, les lumbagos ou l’ophtalmie, le ver de Guinée et les infections des voies urinaires. Ils sont efficaces dans le traitement de l’asthme. L’écorce est utilisée pour traiter le paludisme, les inflammations du tube digestif, les caries dentaires, le rachitisme, l’anorexie et les lumbagos. Les racines servent de remontant, indiqué dans le traitement du paludisme. La pulpe des fruits est employée pour soigner et fortifier les enfants, traiter la diarrhée, la dysenterie et les inflammations de l’intestin et du foie. Les graines sont utilisées dans le traitement des caries dentaires, des gingivites, du paludisme, de la rougeole et des gastrites. La sève sert à stopper l’évolution des caries dentaires. La gomme est utilisée comme désinfectant pour les plaies et dans le traitement des maux de dents.


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Tout savoir sur le baobab bio

Le baobab est un arbre très particulier. Certains considèrent qu’il est horrible car il est gros et la plupart de l’annĂ©e il n’a pas de feuilles. Il semble mĂŞme ne pas grandir comme il faut. En effet, certaines personnes qui rĂ©sident dans la zone oĂą grandit cet arbre, disent qu’il pousse Ă  l’envers, les branches dans la terre et les racines dans l’air.
Le baobab fait les choses différemment par rapport aux autres arbres.
La plupart des arbres laissent les oiseaux et les abeilles transporter leurs grains de pollen d’un arbre Ă  l’autre afin que d’autres arbres puissent ĂŞtre fertilisĂ©s et crĂ©ent de nouvelles fleurs, de nouveaux fruits et de nouvelles graines. Le baobab utilise les chauves-souris. Au dĂ©but de l’Ă©tĂ© cet arbre produit d’énormes fleurs aux pĂ©tales blancs. Ces fleurs s’ouvrent uniquement la nuit lorsqu’apparaissent les chauves-souris. Ces dernières sucent le nectar et transportent le pollen d’un arbre Ă  l’autre sur leurs ailes et sur leur corps.

Le baobab adansonia digitata africain

L’arbre baobab adansonia digitata

Les baobabs vivent très longtemps. Certains ont plus de 3000 ans.
Cet arbre peut ĂŞtre utilisĂ© pour plusieurs activitĂ©s. Autrefois, les populations Khoi et San d’Afrique du Sud utilisaient les baobabs comme maison. Ils incendiaient l’intĂ©rieur du tronc et agrandissaient suffisamment la cavitĂ© pour y vivre. MĂŞme avec ces Ă©normes trous dans son tronc, l’arbre continuait Ă  vivre.
L’écorce du baobab est utilisĂ©e dans plusieurs domaines. Elle peut ĂŞtre employĂ©e pour fabriquer des tapis, du papier et des filaments. Les fibres de l’Ă©corce permettent de rĂ©aliser des cordes très solides.
D’autres parties de cet arbre sont employĂ©es pour diffĂ©rentes utilisations. En Ă©crasant les racines on obtient une bouillie tendre. La partie tendre de l’arbre fournit aux animaux assoiffĂ©s de l’humiditĂ© au cours de la saison sèche. Si les graines sont trempĂ©es dans de l’eau pendant quelques jours, elles permettent de produire un mĂ©dicament qui est très efficace contre les fièvres. Si les graines sont sĂ©chĂ©es et moulues, on obtient un bon cafĂ© un peu amer. Si l’on fait bouillir les feuilles du baobab, elles deviennent comme un chou et peuvent ĂŞtre mangĂ©es.
Il existe de nombreuses histoires sur le baobab. Les habitants de Venda en Afrique du Sud pensaient que ces arbres Ă©taient un refuge pour les mauvais esprits. Vint ensuite un dieu qui expulsa ces derniers de l’arbre et le replanta dans le sens contraire. Les mauvais esprits ne pouvaient plus se cacher dans le baobab.
D’autres personnes pensent qu’en suçant ses graines on se protège contre les crocodiles et en buvant une boisson Ă  base de son Ă©corce on devient fort et puissant.
Le baobab est vraiment un arbre incroyable. C’est une des merveilles d’Afrique.


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Zoom sur l’Andasonia digitata L.

L’histoire du baobab africain est bien documentĂ©e par Baum (1995). Linnaeus a donnĂ© au binĂ´me Adansonia digitata, le nom gĂ©nĂ©rique pour honorer Michel Adanson qui Ă©tait le premier botaniste Ă  dĂ©crire au dix-huitième siècle le baobab africain (Adanson, 1771). Appartenant Ă  la famille botanique des Malvaceae, le baobab africain (Adansonia digitata) est un grand arbre de 18 Ă  25 m de haut et peut atteindre un diamètre de 5 m Ă  10 m. ConstituĂ© d’une masse spongieuse, le tronc est irrĂ©gulier en forme de bouteille ventrue. La cime est Ă©talĂ©e avec d’énormes branches et feuilles groupĂ©es Ă  l’extrĂ©mitĂ© des rameaux. L’écorce est lisse, grise avec des reflets bleus ou purpurins. L’arbre donne, des fleurs pendantes et produit des capsules Ă  l’intĂ©rieur desquelles se trouvent de nombreuses graines entourĂ©es d’une pulpe farineuse. DiffĂ©rents noms locaux sont utilisĂ©s pour dĂ©signer le baobab au BĂ©nin et en Afrique. Ces diffĂ©rentes dĂ©signations varient selon les groupes socio-linguistiques et la signification culturelle accordĂ©e Ă  l’espèce.

Le baobab africain adansonia digitata

Le baobab africain adansonia digitata

Quelques noms locaux du baobab au BĂ©nin et en Afrique
Pays Benin
Groupe ethnique
les Fon nomment le baobab Kpassatin
Les Nago nomment le baobab Osché
Les Bariba nomment le baobab SĂ´nbu
Les Dendi nomment le baobab KĂ´Ă´
Les Ditamari nomment le baobab SĂ´nbu, Moutomu
Les Lokpa nomment le baobab TĂ©lou

Pays Mali
Groupe ethnique :
Les Dogon nomment le baobab Oro
Les Bambara nomment le baobab Sira
Les Peulh nomment le baobab Babbe, boki, olohi
Mandinke nomment le baobab Sira, sito

Pays Sénégal
Groupe ethnique :
Les Wolof nomment le baobab Goui. gouis, lalo, bou
Les Serer nomment le baobab Bak
Les Chichewa nomment le baobab Mnambe, mlambe
Les Nkonde nomment le baobab Mbuye

Pays Kenya & Tanzanie
Groupe ethnique :
Les Masai nomment le baobab Olimisera ol-unisera